Lundi 18 octobre 2010
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Comme certains le savent, à Lille, chaque année, s'organise le festival du Court Métrage. Festival qui dure une semaine. Et à la fin du festival se déroule la Nuit de l'Animation, une nuit qui
dure de 21h à 6h du matin au Théâtre Sébastopol de Lille. Pendant ces 9h sont diffusés des tas de courts métrages et quelques longs métrages. J'y suis donc allée pour la troisième fois cette
année. Pour ceux qui suivent, j'ai fait un article rapide dessus l'année dernière : Ici
Et cette année au lieu de trois parties avec trois longs métrages à la fin de chaque partie, nous avons écopé de quatre parties avec bien quatre longs métrages, contrairement à ce qu'on pensait.
Bien évidemment, il y a eu des déceptions, mais beaucoup de rires. (Et aussi beaucoup d'interrogations telles que "Ouah, il avait fumé, là non ?"). Nous avons eu deux focus cette année qui
étaient l'Argentine et la Hongrie. Autant les réalisations d'Argentine me plaisaient plus ou moins, voire beaucoup pour certaines vidéos, autant les courts hongrois me laissaient vraiment
perplexe. Mais rien ne vaut une petite explication en images :
Beaucoup de Juan Pablo Zaramella parmi les courts :
(Nous avons également eu "Sexteens" et "En la Opera", mais je ne les trouve pas sur Youtube. Sexteens aura été pour ma part vrai, mais un peu simple dans l'idée. En la Opera dure 40 secondes
et aura bien fait rire.)
Nous avons également eu un long métrage Argentin, le dernier de notre Nuit :
Boogie le Huileux (Je cherche encore à comprendre son qualificatif)
Il est très cliché. Boogie n'aime pas les homosexuels, les faibles, les femmes, etc... Il aime uniquement la violence et ce pour tout ce qui bouge. Mais ça reste malgré tout bon dans
l'animation je trouve, très réel dans la mesure où la violence existe bien partout, et assez drôle sur plusieurs points. Parfois on verra un lapin faire un clin d'oeil ou un pistoler à billes
squatter dans une fusillade.
Passons maintenant à la Hongrie. Le court qui aura su me dérider est Nyul York :
C'est l'histoire d'une planète où les lapins sont rois et où l'homme est mangé, esclave, etc. Seulement les lapins n'ont pas de mains, et donc décident de croiser un homme avec un lapin.
Please Say Something m'aura fait très mal aux yeux. J'ai été assez déroutée par le style d'animation. Enfin, on aime ou on aime pas :
Il y a aussi eu Simon, une histoire avec un chien qui n'y ressemblait pas trop. Le style graphique était pas mal mais là encore, ça m'a destabilisée. Forcément, j'oublie des tas de courts
métrages ! Nous avons eu également d'autres choses, et même un vidéoclip de Wax Taylor.
Un court et un long tous droits venus du Japon : Kudan et Paprika. J'ai été tellement ravie qu'ils nous passent Paprika. Souvenez-vous, je vous avais fait part de ma fascination pour ce film
d'animation signé Satoshi Kon. Ce dernier est mort le 24 août et c'est terriblement regrettable, je l'admire énormément. Voir Paprika sur grand écran était parfait.
Nous avons eu des tas d'autres choses également. Mary and Max (long, superbe), Le sens de la vie pour 9$99 (long, que je n'ai pas aimé d'ailleurs), Round (court, excellent au passage), Love
Patate (court assez étrange et pas encore trouvable sur Youtube), Love and Theft, une histoire avec un pingouin et j'en oublie sans doute des tas. Le mieux reste d'y aller pour découvrir
soi-même.
Celui-ci est à suivre.
Et je termine avec le truc le plus étrange de la soirée (mais néanmoins très fort, et avec des tas de messages tendancieux subliminaux dedans), Love and Theft :
Dans tous les cas, cette Nuit aura encore été pleine de découvertes, et je reviendrai encore l'année prochaine. Pensez-y, 10€ pour 9h de plaisir, c'est super, non ?